Le cadre naturel
Grimisuat est une petite commune de 445 ha de superficie dont 399 ha de sol productif, ce qui représente le 90% du territoire. Le site de la commmune est simple. Le village s'étend sur un coteau orienté vers le sud entre 602 (Pont sur la Sionne) et 1022 (Comolire) mètres d'altitude. Une coupe topographique à l'ouest de la commune fait apparaître deux plateaux, l'un à l'altitude de 700 mètres et l'autre vers 850 à 900 mètres. A l'est en revanche, le premier plateau disparaît. Les talus situés entre les plateaux ont une forte déclivité et sont de ce fait voués aux cultures, essentiellement à la vigne avec aménagement de terrasses.
Les communes limitrophes sont Savièse à l'ouest, Arbaz au nord, Ayent à l'est et Sion au sud. Les limites ont été, en grande partie, tracées artificiellement, mise à part celle de Savièse correspondant au lit de la Sionne.
L'étagement de la végétation est très classique. Jusqu'à la cote 800, l'essentiel du territoire est occupé par la vigne (179 ha en 1982). Plus haut on trouve de la prairie et des champs. Les forêts ne subsistent que par lambeaux dans les zones au revers et sur le haut de la commune. Il s'agit d'une forêt mixte continentale composée d'essences très variées. Le sol bâti représente 46 ha soit près du 10% de la superficie totale de la commune. Il s'articule en deux parties principales représentant les deux niveaux altimétriques. Le plateau inférieur est occupé par le village de Champlan. Le village principal, Grimisuat, se trouve sur le deuxième. Les deux plateaux sont séparés par le vignoble au centre et à l'est, alors qu'à l'ouest la zone de construction de Coméra a aujourd'hui relié les deux noyaux principaux ainsi que le hameau des Places. Au coeur du vignoble s'est implantée l'institution pour enfants défavorisés de St-Raphaël. Ce complexe en développement forme un hameau bien disctinct. En revanche celui des Combes est actuellement complètement absorbé par le village principal qui s'étend vers le sud. Une nouvelle zone de construction se développe au nord du village dans la région Tsanyo-Pradelesse. Ces constructions en partie à vocation touristique, sont dues à la "lex Furgler" qui a repoussé vers Grimisuat les constructions bannies d'Anzère et de Montana. Le même problême se retrouve dans le nouveau quartier de Besse-Surgat.
L'évolution si rapide de la construction a trois causes principales. Il s'agit d'abord d'un phénomène de rurbanisation, à savoir des citadins qui recherchent un site favorable, pas trop loin de leur lieu de travail mais à la campagne. Deuxièmement, le nombre de résidences secondaires commence à prendre de l'ampleur. Cependant, des mesures restrictives sont entrées en vigueur en 1984. Ce phnéomène devrait donc se stabiliser et, par le biais d'une hausse pas trop rapide du prix du sol, favoriser les constructions indigènes qui sont le troisième moteur du développement rapide de l'espace bâti.